lundi 29 juillet 2013

De l'Autre Face du Monde, ils ont fait le chemin...



Lorsqu'on interrogeait l'ethnologue Jeanne Favret-Saada sur les raisons d'être de son livre "Les Mots, la Mort, les Sorts " - une étude sur la sorcellerie paysanne et l'ensorcellement dans le bocage mayennais - elle répondait parfois : "Pourquoi aller étudier les papous, alors qu'il y a des sorciers à 300 Km d'ici ? "
Cette réponse amusante pourrait aisément s'appliquer à "Sur l'Autre Face du Monde", incroyable site dédié au Merveilleux Scientifique, et tenu par l'ethnologue de l'étrange et l'explorateur littéraire Jean-Luc Boutel. Pourquoi aller chercher loin, alors que nos contrées sont riches d'une littérature, d'une imagerie, d'un terreau fantastique défiant quasiment toute concurrence ?

Mais si cette culture, tout de même pointue, semble si accessible, c'est qu'il faut dire que le sieur Boutel n'est pas de ceux qui narguent, qui copyrightent jalousement la moindre image qu'ils scannent, la moindre info qu'ils glanent. Au contraire. Qu'il s'agisse de Rosny-Aîné, de Léon Groc, Gustave Le Rouge, ou d'illustrations rares de Robida ou Lanos, en vrai chercheur de l'imaginaire, il n'hésite pas à faire chauffer son clavier, en retapant entièrement des nouvelles inédites datant du début du siècle dernier, afin de le faire connaître, à en faire des critiques, des chroniques, des thématiques. Le tout accompagné de scans, de dates, d'infos complémentaires, de recoupements, d'anecdotes... Une fiabilité délivrée avec autant de sérieux que de simplicité. C'est pourquoi sur cette Face là du Monde, les néophytes comme les connaisseurs peuvent trouver leur compte.

Et si cette Amazonie enivrante peut vous sembler par trop touffue (ce qui est mon cas), aucun problème et une seule adresse : l'éminent Club des Savanturiers, réunion permanente de joyeux drilles et illustres Poulpophiles toujours sur le pied de guerre de la passion, qui vous accueilleront à bras ouverts et se feront un plaisir de répondre à toutes vos questions, les plus tentaculaires soient-elles (surtout celles-là d'ailleurs).

Comme on dit, c'est dur de faire simple, et si Jean-Luc Boutel y parvient haut la main c'est aussi car il n'est pas là pour faire figure de pointure, mais "juste" pour partager sa passion première - le Merveilleux Scientifique donc - mais également tout ce qui touche de près ou de loin à cette foisonante imagerie populaire. Au détour du site ou du "Club", vous pourrez donc croiser toutes sortes de curiosités, d'un vieux numéro de "Bizarre" spécial Épouvante, à un dossier sur Fascinax, super-héros à la française, en passant par une nouvelle de Georges Héjan datant de 1908, une couverture de "Star Ciné Cosmos" ou un roman-photos d'horreur à vous glacer le sang...de ridicule !

Sur l'Autre Face du Monde - et son indissociable ligue de gentlemans téméraires du Club des Savanturiers - réussissent une chose rare : nous faire oublier que l'on est sur internet. Et pour la masse d'infos qu'il recèle, ce site faramineux devrait très sérieusement être considéré comme étant d'utilité publique. Car jamais l'histoire de notre pays - et dieu sait que je ne suis pas chauvin - nous aura été présentée sous un angle aussi inédit, ni sous cette forme, avec tant de passion, de profondeur, de précision, de sensibilité... et de Merveilleux, of course.

Alors gonflez vos dirigeables, huilez vos navette spatiales et sous-marins à vapeurs, attelez vos charrettes fantômes, vos chevaux mécaniques, et plongez Sur l'autre Face du Monde, là où le passé ne vous aura jamais semblé aussi moderne !




"A la Surface de Mars" - Comment parler de science fiction ancienne sans citer Robida, cet extraordinaire illustrateur et anticipateur de génie ? Jules Verne est l’arbre qui cache la forêt et Robida est probablement celui qui se trouve juste après. 


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Toutes les couvertures et images de ce post ont été patiemment scannées, puis annotées par Jean-Luc himself. Un immense merci à lui !
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Il est également auteur de "Sérénade Sélénite", un livre - ou plutôt un fascicule - disponible chez Le Carnoplaste en cliquant ici.



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( Le texte ci-dessous, remanié avec accord, est lisible dans son intégralité
>sur l'Autre Face du Monde< )


La curiosité est-elle pathologique ? Faut-il voir dans cette manière de collecter une aussi grande quantité de livres, une forme d'affection mentale incurable ? 

Voilà des questions que je me suis souvent posées, lorsque d'un regard coupable je contemplais les rayonnages se remplir sous le regard souvent amusé, parfois réprobateur, mais toujours bienveillant de mon adorable épouse. Si naguère je considérais cette frénésie compulsive comme relativement encombrante et quelque peu hors norme, je m'aperçois avec le temps que toute cette énergie dépensée à la recherche de livres et d'éditions rares fait partie intégrante de ma vie, qu'elle y a puisée une certaine forme d'équilibre et la possibilité d'affirmer une certaine identité.

Je dois avouer qu'après un temps assez court de réflexion, abrité dans mon bureau/refuge, je me suis dit que, d'une certaine manière, cette pièce aux murs tapissés de livres était le réceptacle d'objets bibliophiliques assez hétéroclites, dont les nombreux formats, supports, présentations, constituaient un ensemble unique, car personnel, de ma représentation de l'imaginaire. 

Mais la partie ne fut pas des plus faciles, car en ayant toujours affiché mon goût pour le fantastique et la littérature de l'imaginaire, le regard que l'on me porta fut pendant de longues années assez mitigé, pour ne pas dire dédaigneux. Cette littérature rentre dans un cadre assez strict, cataloguée pendant longtemps comme un sous genre, et condamnée pour sa teneur fantasque, peuplée de chimères et de frissons à bon marché. Les romans fantastiques, il y a quelques années, n'avaient pas très bonne presse, et je me rappelle qu'il fut un temps où la simple vision d'une couverture au titre un peu racoleur provoquait dans mon entourage des regards accusateurs.

J'ai toujours été fasciné par les choses anciennes et trouve absolument prodigieux que des hommes et des femmes, il y a plus d'une centaine d'années, étaient capables de se projeter dans le futur, d'imaginer et de concevoir des technologies nouvelles, alors que l'on ne se déplaçait encore qu'au moyen de chevaux et que de se rendre dans certains pays était une expédition inimaginable. C'était une époque où l'individu avait un sens incroyable de l'aventure : il y avait encore des pays inexplorés, des terres vierges. Un autre temps où tout était possible. Il n'y avait pas cette sensation de lassitude que l'on peut rencontrer aujourd'hui, où tout le monde est blasé, faute à une technologie par trop envahissante...



En raison d'une certaine marginalisation de cette thématique, ces livres « fantastiques », dont il serait fastidieux de faire ici l'inventaire, occupent ainsi une place de choix dans « mon » cabinet de curiosités. Ils sont le signe d'une forme d'originalité, de mon goût prononcé pour tout ce qui est étrange et mystérieux
A l’origine, lorsque la science - qui était un tout nouveau concept - ne brillait pas pour son exactitude, qu’elle ne possédait pas de véritable « statut », ce sont les collectionneurs qui commencèrent à accumuler et à répertorier les objets curieux, les créatures insolites que l’on rapportait  de ces nouvelles terres, découvertes au-delà des océans. Déjà à cette époque (le XVIéme siècle) on s’interroge sur l’utilité de telles démarches, et des personnages célèbres comme Saint Augustin, Saint Thomas D’Aquin y opposent une farouche résistance, car se poser trop de questions sur ce qui nous entoure peut révéler des choses dérangeantes et avoir un effet néfaste sur les croyants : cette envie qui nous pousse à comprendre est alors considérée comme un vilain défaut, car elle incite les gens à réfléchir. Et l’ignorance est le meilleur moyen de lutter contre la contestation.

Je me suis créé mon propre cabinet de curiosités à partir de fragments de papiers, de feuilles jaunies par le temps, de journaux, de fascicules, d'ouvrages brochés ou reliés, abandonnés, orphelins en attente d'un nouveau propriétaire qui daignera leur accorder une nouvelle vie. Très souvent, lorsque je trouve un livre au hasard de mes nombreuses chines, je m'imagine le périple extraordinaire qu'il a effectué avant de se retrouver entre mes mains.

Dés leur sortie de l'imprimeur, ce fascicule de La Guerre Infernale , cet exemplaire des Mystères de Demain, cette reliure de Calvet Dans 1000 ans, cette édition rare de Franklin Les ruines de Paris en 4875, document officiels et inédits  datant de 1875 et tiré à seulement 250 exemplaires, ou le sublime La Guerre des Mondes (ci-contre) illustré par Alvin Corêa, également imprimé à tirage confidentiel... dans quelles mains sont-ils passés, dans quelles bibliothèques ont-ils été rangés, dans quelles caves ou greniers ont-ils été oubliés ? Ce sont les genres de « papiers » qui ont survécu aux deux guerres, aux bombardements, à l'occupation, aux incendies et aux inondations...  



Le livre est une chose fragile et vulnérable, capable de résister à tout, mais aussi de disparaître en un instant. C'est pourquoi j'ai souvent l'impression d'être le dépositaire et le gardien de tout un univers voué à la destruction. Et lorsque je trouve un volume depuis longtemps recherché, c'est alors un moment unique qui me procure une joie indescriptible, et il me semble difficile de faire partager cette approche quasiment sensuelle avec un tiers qui ne connaît pas ce doux frémissement de plaisir. 


Imaginez un ouvrage du domaine de l'imaginaire, dont la quasi-totalité a été détruite lors d'un incendie. Seuls quelques ouvrages ont échappé à la catastrophe. Et un jour, par le plus grand des hasards, grâce à un ami libraire, il vous arrive entre les mains. Ce Fantômes et Fantoches de Vincent Saint Vincent, alias Maurice Renard, est vraiment une curiosité littéraire qui certes fera l'objet d'une réédition bien des années plus tard, mais il n'y a rien de comparable que de feuilleter d'une main fébrile, une édition originale. Avoir un contact avec un tel livre, son odeur, le bruit des pages que l'on tourne, sentir sa « masse » entre ses mains, sont vraiment des sensations particulières, une intense communion qu'il me sera impossible de ressentir avec un tout autre objet.

Ainsi, la moindre petite édition populaire fait pour moi office d'incunable que je garde jalousement sur le bois de mes étagères. Mais il ne faut pas croire que je suis un maniaque obsessionnel qui ferme son bureau à double tour (le mien ne possède ni porte, ni serrure). La lecture est une découverte et un partage, je n'hésite pas à prêter mes ouvrages, ou à faire partager mes découvertes par l'intermédiaire des nombreux réseaux sociaux. Au mieux j'invite les personnes chez moi.

Les livres nous font rêver, voyager, frémir et réfléchir. Ils nous incitent à aller toujours plus loin, à découvrir d'autres horizons, faire de nouvelles rencontres, à lire d'autres livres, encore et toujours plus. En somme, la lecture est une maladie qui ne pourra trouver de traitement que par le mal qui l'anime.
Le livre est une entité vivante, chargée des souvenirs, des histoires qui l'habitent, mais aussi et surtout, des émotions de toutes les personnes qui l'ont consulté. Il est par définition une curiosité car il renferme en lui, les idées, les espoirs, les illusions et toute l'imagination de celui qui l'a écrit. 

Tous ces ouvrages qui peuplent ainsi ma bibliothèque sont habités par une multitude de fantômes qu'il m'arrive parfois d'entendre soupirer, lorsque le soir, je consulte l'un de ces vieux volumes fatigués par le temps.





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"Merveilleux scientifique" ou roman d’hypothèse est un terme que j’affectionne tout particulièrement pour désigner cette révolution scientifique qui va puiser son inspiration dans le domaine de tous les possibles, où l’esprit inventif et créatif de l’être humain ne recule devant aucune "hypothèse" pour créer ou anticiper un monde où les merveilles du génie inventif de l’homme, peuvent répondre à nos rêves les plus fous. Ce terme fut inventé par un des "pères" de la science fiction en France, le grand Maurice Renard et pour ne pas déformer sa vision exacte je me permets donc ici de vous citer un passage de son célèbre "Du roman merveilleux scientifique et de son action sur l’intelligence du progrès" dont je vous recommande la lecture. Tout y est passionnant :

« Entre les épaisses ténèbres de l'inconnu et le bloc lumineux de notre savoir, il y a une zone extrêmement captivante qui est le domaine de l'hypothèse, contrée fort mince où sont dardés tous les efforts des savants et des philosophes. Cela fait une espèce de halo fantomal. C'est comme la frange de la science, le duvet de la certitude. Là s'agitent les personnages du roman d'hypothèse, là sont allumées ces lumières qui, tout artificielles qu'elles soient, font pour ainsi dire rayonner la connaissance sur l'ignorance et nous donnent, sinon le pouvoir même, du moins l'illusion ravissante de comprendre un peu l'inexpliqué. »


"La Révolte des Pierres" de Léon Groc. Mon premier ouvrage de Merveilleux Scientifique, que je découvris dans sa première édition dédicacée de 1930, et qui fut à l'origine de ma passion dévorante pour cette littérature. Notons au passage la couverture de Jean A. Mercier !

Avec W.H.Hodgson, je crois que Jean Ray est le tout premier auteur que j’ai lu. Lovecraft viendra par la suite. J’avais acheté quatre de ses ouvrages dans la même collection en Belgique, il y a des années, à une époque où les prix étaient raisonnables. Internet n’avait pas encore fait des ravages.

"Les vampires", célèbre série de Georges Meirs et Louis Feuillade, et à qui j’ai consacré un article sur mon site, fut pendant longtemps une quête obsessionnelle. Imaginez le jour ou j’ai trouvé l’intégrale de la série d’abord en quatre petits volumes puis sa suite sous forme de trois fascicules. Il y a les couvertures superbes bien entendu, mais également des titres au délicieux parfum de mystère.


Les Derniers Jours d'Ys la Maudite, et sa magnifique couverture signée Chéri Hérouard

« Der Nöck » - 1887 - Theodor Kittelsen
Une illustration très évocatrice, tout comme l’œuvre de son auteur, qui fait appel à nos peurs les plus primales. Celle de la nature notamment, qui, sous des aspects bienveillants, peut cacher des entités bien plus vieilles que l’humanité. Elle me fait étrangement penser à une entité du monde extraordinaire de Miyazaki. On s’interroge si elle est bienveillante ou malfaisante et c’est ce qui fait tout l’ambiguïté et la force du bestiaire fantastique de ces deux merveilleux illustrateurs. Beaucoup de désespoir, de crainte et de tristesse aussi. C’est ce qui me touche le plus, car elle évoque surtout une créature animiste dont le regard inquiet semble contempler un monde rationaliste qui va probablement la réduire à néant...

Ah ! Le professeur Tornada dont la plus extraordinaire aventure est ici illustrée par André Devambez, qui fut également coupable des magnifiques planches des "Condamnés à mort" de Claude Farrére. Cette hallucinante "invasion de Macrobes" montre bien la vigueur et l’originalité de cet auteur dont je vous recommande le "Caresco surhomme ou le voyage en Eucrasie". Un auteur à découvrir absolument !

"Une Invasion de Macrobes"- Dessin d'André Devambez dans la revue L'illustration - 1909





Pour moi Henri Lanos est l'un des plus grands et prolifiques illustrateurs SF d’avant-guerre. La majorité de ses œuvres conjecturales fut publiée dans diverses revues comme "Je sais tout" et "Lecture pour tous". Ses illustrations pour "Un monde sur le monde" sont absolument magnifiques, mais hélas la mauvaise qualité d’impression de la revue « Nos loisirs » ne lui rend pas hommage. Ici, illustration de "La Guerre des Mondes", pour l'article " La littérature Fantastique Terrible", parue dans "Je sais tout" - N°8 - Septembre 1905. (Lire la chronique en cliquant ici )


A ma connaissance le seul et unique roman de "merveilleux scientifique" à avoir été rédigé en Breton. Un savant mélange de science, de poésie et de macabre !

Cette revue, célèbre pour avoir publié Robida ( "En 1965" paru en 1919/1920) et un texte de Liparini "Le maître du temps" ( et sa machine à « photographier » dans le temps ), ne consacra que peu de place aux couvertures un peu "extraordinaires". En voici une, découverte il y a peu dans une minuscule brocante.

La thématique de l’Atlantide est sans fin, et l’ouvrage de Carrère possède une jaquette tout à fait remarquable. Malheureusement sur ce genre d’ouvrages elles se font de plus en plus rares.
A l’époque, trop encombrantes, les lecteurs préféraient les jeter… Sacrilège !


S’il y a une collection qui ne cesse d’attirer ma convoitise, c’est bien celle des "Récits Mystérieux". Non seulement parce qu’elle est l'une des toutes premières collections spécialisées dans le "merveilleux scientifique" mais également en raison de ses titres fameux qui sont d’une extrême rareté.

C’est avant tout le titre de la série qui attira mon regard - "Berlingot et Ouistiti, exploits fantastiques d’un mousse et d’un arpète" ! - et aussi parce que j’avais lu un article de Jacques Van Herp il me semble, disant que c’était de la SF. Il m’a fallu plusieurs années pour les trouver tous…et d’un seul coup ! La patience est notre plus grand atout. Cette collection peut se vanter d’abriter d’autres titres forts rares dont le mythique "Deux fiancés à travers le monde" de H.J.Magog.

"Journal des Voyages" est une revue qui renferme des textes passionnants (dont le fameux « Mystère –Ville » de Jules Lermina et Robida) et des couvertures qui savaient attirer le regard. Bien souvent je  les récupère pour leur aspect « Fantastique » et le talent de ses artistes.



Certes il s’agit de versions tronquées dans cette collection de chez Jaeger, mais il reste tout de même quelques belles couvertures comme celle-ci, illustrée par Brantonne…encore et toujours lui. Sans oublier bien entendu celles signées Jef de Wulf.

Ma grande attirance pour l’Asie et plus particulièrement le Japon ne pouvait que me faire me précipiter sur ces deux reliures de trois fascicules. Superbement illustrées par Maurice Toussaint elles ne cessent de me fasciner. Deux volumes qui se font rares de nos jours...

Cette collection m’a toujours fasciné et Léon Groc est le premier auteur de merveilleux scientifique que j’ai eu l’occasion de lire, d’où mon attachement. De nombreuses illustrations représentent cette main surgissant du ciel dont une couverture réalisée par le grand  Lanos dans un numéro de  "Le Rire Rouge"


Cette collection de "Bob et Bobette" ne comporte pas que des ouvrages de SF mais après avoir eu entre les mains il y a longtemps un exemplaire de "La cité des pieuvres" de Bob Dan, je n’avais qu’une envie, c’était de trouver les autres ! Un collectionneur comme on en rencontre peu, m'a vendu une partie des ouvrages et donné le reste. Le genre de générosité dont seuls sont capables les véritables collectionneurs, car il était trop heureux de pouvoir les confier à une personne aussi passionnée que lui !


Comment résister à un titre aussi poétique... Encore une histoire de savant fou, illustrée par le génial Armengol. Dazergues est un auteur dont je me fais un point d’honneur de posséder toute la production SF et Fantastique ! ( Le véritable nom de Dazergues était André Compére qui signa sous différents pseudos : Max André Dazergues, André Mad ou André Star )

Comme pas mal d’ouvrages de ma bibliothèque, c’est grâce à mon adorable épouse que j’ai trouvé ce numéro rarissime de "L’almanach Scientifique" avec la nouvelle de José Moselli. Une belle représentation d’un « extra terrestre », chose extrêmement rare à cette époque.

"Les chemins de fer de l’avenir" - Illustration de Lanos parue dans la revue "Je sais tout"
de Mars 1905 (N°2), pour l'article "Les découvertes de Demain"


"Le Déluge de glace" - J’adore cette illustration de couverture du N° 268 ( janvier 1902) du Journal des Voyages pour une nouvelle de Victor Forbin. Ne dirait-on pas une illustration pour un Pulp ?

Une autre couverture pour le Journal des Voyages et qui pourrait nous faire croire bien avant l’heure, à un enlèvement par un OVNI. Les illustrateurs de cette époque avaient une vision de la science tout à fait remarquable.

Un classique de cette littérature, fort heureusement réédité. Dans cette édition originale les illustrations de Henri Thiriet sont d’une grande beauté. Les deux volumes furent rassemblés chez Jérôme Martineau avec la totalité des illustrations, une excellente initiative car les volumes originaux atteignent des sommes astronomiques.

N’est-il pas incroyable qu’un illustrateur avec un tel talent soit mort dans une indifférence quasi-totale ? Pour avoir travaillé sans relâche pour la collection « Angoisse » - en partie célèbre pour ses magnifiques couvertures - on devrait ériger une statue à Michel Gourdon. J’ai eu l’occasion de voir un grand nombre des originaux de cette précieuse collection et croyez moi, c’est sublime !

Louis Querelle, autre éditeur mythique avec cette superbe couverture absolument extraordinaire ! Dans cette collection parut le fameux "L’homme chimérique" d’un certain Georges Spad.

La couverture de ce volume vous donne un aperçu de ce que vous allez trouver à l’intérieur. Une saga rare que j’avais trouvée à Marseille, dans une reliure intitulée "Ciné roman" ! Comme quoi il est utile de tout regarder… 


Mon métier veut que je sois sensible aux ouvrages où il y a des bandelettes et de jolies infirmières. Dans celui-ci il y a les deux et je me rappelle très bien l'étalage de romans à l'eau de roses d'où je l'ai extirpé, avec un cri de triomphe. J’ai eu peur que face à mon enthousiasme la vendeuse m’en demande un prix prohibitif… elle me l’a presque donné ! Règle numéro une : tout regarder. Règle numéro deux : cacher ses émotions !


Dessin de Lanos pour le "Je sais tout N°1"( Février 1905) et intitulé "Le métropolitain de l'avenir".










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